Quand on commence le dessin, on a souvent cette petite panique : “Mais il faut tout ça ?!”. J’ai eu la même, la première fois que je me suis retrouvé dans un magasin d’art rue de la République à Lyon, perdu entre 150 types de crayons et des blocs qui brillaient presque un peu trop. Alors on va remettre les choses à plat : qu’est-ce qui est vraiment utile pour débuter… et qu’est-ce qui peut franchement attendre ?
Avant d’entrer dans le détail, petite parenthèse pratique : quand j’ai réorganisé mon bureau pour avoir un espace dessin un peu sérieux, j’avais fouillé des guides d’aménagement, et un site m’avait bien aidé, https://guide-meuble.com. Rien à voir direct avec le dessin, mais ça m’a évité de travailler coincé entre une lampe bancale et un tabouret qui grinçait.
1. Les indispensables (les vrais)
Un crayon graphite correct – Pas besoin d’un set de 12 mines pour commencer. Un simple HB, ou un 2B si vous aimez les traits un peu plus doux. Perso, je reviens toujours au bon vieux Staedtler Mars Lumograph, parce qu’il glisse juste ce qu’il faut. Et vous ? Vous préférez plutôt un trait sec ou velouté ?
Un carnet ou quelques feuilles épaisses (180–200 g/m²) – Pas un truc luxueux. Juste un papier qui ne bouffe pas votre mine et qui tient un peu la gomme. J’ai commencé sur un bloc Canson premier prix. Et honnêtement, j’ai fait mes meilleurs progrès dessus, peut-être parce que je n’avais pas peur de “gâcher une belle page”.
Une gomme qui n’arrache pas tout – Les gommes mie de pain, c’est magique. On les malaxe comme de la pâte à modeler. Parfait pour corriger sans massacrer le papier.
Un taille-crayon qui ne casse pas la mine toutes les deux minutes – Ça paraît bête, mais un bon taille-crayon change tout. Je me suis déjà retrouvé à tailler trois fois de suite le même crayon jusqu’à la moitié… juste parce que j’avais un taille-crayon cheap.
2. Ce qui peut vraiment attendre (malgré ce qu’on vous dit)
Les sets de crayons graphite du H au 9B – On adore nous faire croire qu’il faut toute la gamme pour “dessiner comme un pro”. Spoiler : non. Vous apprendrez déjà énormément avec un seul crayon polyvalent.
Les feutres de contours ultra précis – Tant que votre geste n’est pas encore posé, ça ne sert pas à grand-chose. Et ça peut même vous bloquer : on ose moins tester, parce que l’encre ne pardonne pas.
Les carnets premium avec couverture en lin et papier texturé – Ils sont sublimes, oui. Mais hyper intimidants. Gardez-les pour plus tard, quand vous aurez envie de garder vos dessins “propres”.
Les outils exotiques – Estompes, porte-mines haut de gamme, crayons aquarellables, encres pigmentaires… tout ça, c’est génial. Mais seulement quand vous savez déjà comment vous aimez travailler.
3. Le matériel minimal pour progresser (et prendre plaisir)
Si je devais faire une mini-liste, genre le kit parfait pour débuter sans se ruiner, ce serait :
- Un crayon HB ou 2B.
- Un carnet au format confortable (A5 ou A4).
- Une gomme mie de pain.
- Un taille-crayon fiable.
C’est tout. Avec ça, vous pouvez déjà travailler les bases : lignes, volumes, ombres, observation. Ce n’est pas le matériel qui vous fera dessiner mieux, c’est l’habitude de vous poser, même dix minutes par jour, et d’observer ce qu’il y a autour. Une tasse, un bout de plante, un tramway à la station d’en face… tout fait sujet.
4. Comment choisir sans se faire avoir
Testez si possible : prenez un crayon en main, sentez le poids, la texture. Certains ont un vernis glissant, d’autres un bois plus rugueux. C’est bête, mais ça change tout sur une séance de deux heures.
Regardez le papier à contre-jour : s’il laisse trop passer la lumière, il sera fragile. Un papier trop lisse peut aussi rendre vos traits trop “patinés”, trop sages.
N’achetez jamais un set complet juste pour économiser : on finit souvent par n’utiliser que deux ou trois pièces du lot.
5. Est-ce que le matériel influence la progression ?
Un peu, oui, mais pas comme on le croit. Un matériel trop cheap peut freiner (un crayon cassé toutes les trois minutes, c’est juste insupportable). Mais un matériel trop perfectionné peut vous intimider. Le bon équilibre, c’est celui qui vous donne envie de dessiner dès que vous voyez votre carnet posé sur la table.
En fait, l’important n’est pas d’avoir le “meilleur” matériel. C’est d’avoir un matériel qui ne se met pas en travers de votre geste.
Conclusion
Pour débuter le dessin, on n’a vraiment pas besoin de se ruiner. Un crayon, un bon papier, une gomme correcte et un taille-crayon fiable… et vous êtes parti. Le reste viendra naturellement, pièce par pièce, en fonction de ce que vous aimez dessiner. Et honnêtement, c’est mieux comme ça : c’est votre style qui guidera vos achats, pas l’inverse.
Allez, dites-moi : vous aviez prévu d’acheter quoi en premier, vous ?

